CRA DE RENNES. Des migrants en grève de la faim

Vendredi 19 février, une jeune femme roumaine âgée de 18 ans a fait une fausse-couche en rétention …

, malgré ses demandes insistantes pour être conduite à l’hôpital.

Le centre de rétention administrative de Rennes Saint-Jacques. | Thomas Brégardis archives Ouest France

Thomas Brégardis photo Ouest France

Lundi 23 février, c’est un retenu sénégalais malade qui a tenté de se pendre. C’est son 3e séjour en rétention et la 3e fois qu’il est hospitalisé au CHRS de Rennes. Le juge administratif avait jugé son état incompatible avec l’enfermement lors d’un précédent placement.
« Lundi, un homme a tenté de se suicider. Il a voulu se pendre avec ses lacets. Il a été sauvé par un Afghan », raconte un jeune Tunisien.

Mardi matin, pour dénoncer ces drames, une vingtaine de migrants ont cessé de s’alimenter. Tous sont enfermés au centre de rétention administrative (Cra) de Rennes Saint-Jacques.(plusieurs ont été interpellés en voulant gagner l’Angleterre).
« Nous protestons contre notre enfermement, contre l’acharnement des préfectures. Nous voulons la liberté et le respect de nos droits fondamentaux », peut-on lire sur une lettre adressée aux associations et collectifs de soutien. http://static.blog4ever.com/2006/03/146716/Gr–ve-faim-retenus-24-02-15.pdf

« Ces personnes enfermées vivent dans un stress permanent. D’un jour à l’autre, on peut venir les chercher et les expulser. D’autres ont été interpellés en voulant rejoindre l’Angleterre. Ils sont Irakiens, Érythréens, Iraniens, Afghans. Ils ne seront pas renvoyés chez eux, alors pourquoi on les enferme ? »
interroge Carole Bohanne, présidente du Mrap 35 (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples).