2019 journée internationale des Migrants

8 décembre, pas de cadeau pour les migrants

            

               18 décembre 2019, journée internationale des Migrants. Et pas un jour en France sans enfermements en rétention et expulsions. La start-up nation s’attelle aux records en tous genres, dont celui des expulsions et de l’inhumanité.  

1/ 11 décembre 2019 :  Expulsion en Turquie d’Ayse ERTAS, jeune mère kurde de Moulins.

       

               Arrêtée devant ses enfants de 6 ans, 4 ans et 2 ans, le 4 décembre, elle a été enfermée au CRA de Lyon St Exupéry. Le 11 décembre, arrachée à sa famille, elle a été expulsée, montée, forcée par la police, et attachée dans l’avion qui l’a emmenée en Turquie.

               Ayse ERTAS vivait à Moulins depuis 2015. Son mari, entrepreneur intégré depuis 2004 à Moulins, est titulaire d’une carte de résident. 

               Droite dans ses bottes, sourde aux interventions des associations moulinoises, RESF, Amnesty International, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, la Fédération Syndicale Unitaire et du député communiste Jean-Paul Dufrègne, la préfète de l’Allier soutient que cette mère serait parfaitement régularisable mais qu’il convient d’abord de la renvoyer en Turquie pour demander le regroupement familial – tout reprendre depuis le début.  

               L’humanité sous Macron, c’est ça ! Arracher une mère à ses enfants, à son mari, renvoyer dans un pays en guerre contre la minorité kurde une de ses ressortissantes, nier l’intérêt supérieur de l’enfant. Violences physiques, violences morales, absurdité administrative, gaspillage financier. Le nouveau monde !  

               Ayse ERTAS doit être rapatriée en toute urgence là où se trouve sa vie, sa famille, son pays désormais. 

 

2/ Boulaye Konte, 22 ans, frappé d’une 3ème Obligation de quitter le territoire

       

               Frappé d’une 3ème obligation de quitter le territoire par la préfecture des Hauts de Seine, assigné à résidence, une mesure cassée par le tribunal, mais sur laquelle la préfecture a remis une nouvelle assignation, à nouveau cassée par le tribunal.              

Boulaye est arrivé du Mali en France à 15 ans ½, il a été pris en charge jusqu’à sa majorité par l’ASE 92, et depuis sa majorité, n’a reçu que des refus de séjour. Et pourtant, il s’est formé et aujourd’hui travaille.                        

L’acharnement dont est victime Boulaye, un symbole d’une politique inique à l’encontre des jeunes sans-papiers.

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