La France ne respecte pas le droit d’asile

Une enquête d’Amnesty international

à la frontière entre la France et l’Italie révèle que les contrôles sur place portent atteinte au droit d’asile et ne respectent pas la législation française.

Madou, guinéenne : je voudrai solliciter l’asile.

« Maintenant je ne sais plus du tout quoi faire. J’ai très peur de retenter et de me faire de nouveau arrêter par la police qui risque de m’envoyer dans le camp de Torrente. »

« Je n’ai plus du tout d’argent pour repayer le train ou un bus pour remonter. Moi tout ce que je veux c’est aller en France rejoindre des membres de ma famille qui ont la nationalité et y déposer l’asile. Le voyage pour venir jusqu’en Italie était déjà très long et très éprouvant. J’ai des problèmes de santé importants que personne n’a pris en compte. A aucun moment je n’ai pu me faire soigner. »

Bilal, enfant mineur Erythréen :

«Lorsque tu te fais arrêter souvent à Menton ou juste avant, il y a deux possibilités. Si tu es mineur, dans ce cas les policiers te remettent directement dans le train »

« Si tu es majeur ou qu’ils te considèrent comme majeur, ils t’emmènent au poste de police de Menton à côté de la gare et là entourés de policiers, ils te remettent ensuite aux policiers italiens qui se trouvent à la frontière juste en face. »

« De là il faut ensuite marcher pour retourner à Vintimille qui est à 10 kms. Lorsque tu dis que tu es mineur, il s’en fiche. Les policiers ne te donnent aucune information. Ils sont totalement silencieux. On n’est informé de rien. On nous donne parfois un document et parfois rien. Lorsqu’on nous parle c’est toujours en français et il n’y a pas d’interprète. On ne comprend absolument rien.»

Protéger les personnes qui sont obligées de quitter leur pays, parfois brutalement, est une obligation.

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Jean-François DUBOST Programme Protection des populations Amnesty International France