Cercle de silence en I et V

SAINT MALO

Tous les 1ers mardis de chaque mois

Cercle-de-silence-St-Malo Cercle-de-silence-St-Malo

de 17 h 30 à 18h30, Porte Saint-Vincent

RENNES

Tous les  1ers mercredis de chaque mois

Cercle de silence de juin2009 Cercle de silence de juin 2009

de 18h à 19h, Place de la Mairie

Venez nombreux même pour quelques instants

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Cercle de silence de RENNES le 2 août 2017

Le 2 août, comme chaque 1er mercredi du mois nous avons formé un cercle silencieux,nous étions une quarantaine pour rappeler à la population rennaise et aux touristes de passage notre opposition à l’utilisation de l’enfermement dans les Centres de Rétention Administrative (CRA) comme moyen de pression sur les personnes migrantes dépourvues des autorisations nécessaires pour résider en France.

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Crédits photographiques : Maïté Hellio Journaliste à Ouest-France

Nous étions Place de la Mairie, en rond, côté Opéra, de l’autre côté des personnes se prélassaient dans des transats, sous les palmiers, c’est « Rennes plage ».Entre les deux, un flot de passants, souvent intrigués par notre groupe et les pancartes qui ont du mal à tenir sous le grand vent.

Discussions souvent intéressantes avec les passants, distribution de dépliants en français mais aussi en anglais et en espagnol.

Per35 webmaster pour :
ACAT, Accueillir et Partager, Bienvenue !, CCFD terre solidaire, CIMADE, Citoyens et Chrétiens 35, Coexister 35, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement de la Paix 35, Secours Catholique, Service Civil International, La Vie Nouvelle

 » Une cinquantaine de migrants sont logés au sein du CRA de Saint-Jacques-de-la-Lande « c’est censé être un centre de rétention et non de détention, mais ça ressemble à une prison » déplore André Badiche, membre du Cercle de silence et de l’association Amitié entre les religions. » on souhaite que ce centre soit transformé en centre d’accueil et d’orientation (CAO) ». Le but de cet évènement mensuel Place de la Mairie est d’informer la population car « beaucoup ignorent que l’on enferme des étrangers chaque jour » poursuit André Badiche »

« Propos recueillis par Maïté Hellio Journaliste à Ouest-France »

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Pas de vacances pour le Cercle de silence 5 juillet 2017

Hier soir, le collectif s’est réuni place de la Mairie pour réclamer la fermeture du Centre de rétention administrative de Rennes.

Ils étaient une quinzaine à manifester pacifiquement, hier soir, place de la Mairie. « Nous ne sommes pas beaucoup à cause des vacances, explique Pierre Aumont, retraité et membre du groupe depuis ses origines. En moyenne, on est plutôt une quarantaine. » Debout, en cercle autour d’une bougie, les militants restent une heure au milieu des passants à protester silencieusement. Ils espèrent ainsi les inciter à lire les différents panneaux explicatifs de leur combat, voire à les rejoindre dans le cercle.

Privation de liberté

Le Cercle de silence de Rennes s’est créé en 2007 à l’occasion de l’ouverture du Centre de rétention administrative (CRA) de Saint-Jacques-de-la Lande. Les CRA servent à retenir les personnes sans-papiers arrêtées en France, sur décision du préfet. Elles y restent entre cinq et quarante-cinq jours, en attente d’une décision du tribunal administratif sur leur situation. Pour ces manifestants, ces centres sont un scandale, car ils privent de liberté et « enferment dans des conditions dégradantes » des personnes et des familles « qui n’ont commis d’autre crime que d’avoir fui la misère et la guerre » . Pierre Aumont souligne l’absurdité de cette procédure puisqu’une majorité des sans-papiers ne peuvent être renvoyés et beaucoup sont libérés à la fin de la période maximale de rétention. Le CRA n’offre donc « aucune solution durable et coûte extrêmement cher à l’État ». En dépit de l’assiduité du collectif, la demande de transformation du CRA rennais en Centre d’accueil et d’orientation (CAO) n’a toujours pas été entendue par le gouvernement. Pour Jean-Claude Moysan, il s’agirait « d’avoir un Cercle de silence un peu plus bruyant » . Pierre Aumont et André Badiche préfèrent mettre en avant l’information réussie auprès des populations rennaises qui ignorent souvent tout du CRA, pourtant situé à trois kilomètres de la ville.

Mélanie COTTREZ. pour le quotidien Ouest-France

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10 ANS DÉJÀ !

2017… ca fait 10 ans que le CRA de Saint-Jacques-de-la-Lande existe… lieu de rétention, détention, emprisonnement…
10 ans sous 2 gouvernements où des étrangers y sont emprisonnés pour la seule raison de n’avoir pas les papiers qu’il faut.
10 ans de souffrances et de tracasseries imposées à des êtres humains au pays dit des droits humains…la loi contre le droit…
10 ans … jusqu’à quand ?

C’est désolant, navrant, révoltant… voici ce que les « retenus » pensent de notre pays dans ces atroces lieux d’enfermement.(voir aussi ci-dessous)
Honteux de mon pays, je ne peux rester silencieux tant c’est odieux de traiter ainsi légalement mon prochain, mon voisin, mon ami.
Fraternellement.

Jacques R

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Parloir du 08/04/2017 au CRA

Salut,
Nous étions une petite vingtaine pour le parloir sauvage au centre de rétention de Rennes/Saint-Jacques cet après-midi, et une journaliste de la radio France Bleu nous accompagnait. Comme d’habitude, quelques escabeaux étaient de la partie, pour nous permettre de voir et d’être vus des personnes enfermées, au-dessus des bâches fixées sur les grillages. A noter, une présence des policiers assez visible pendant l’action : une dizaine à l’intérieur, dans le chemin de ronde ou encadrant les prisonniers qui nous parlaient, et à l’extérieur, une voiture avec trois policiers du commissariat de Rennes, venus nous surveiller.

Il y aurait entre 20 et 30 personnes enfermées actuellement dans le centre, seulement des hommes, dont plusieurs sont venus nous parler dès notre arrivée. Et ils avaient beaucoup de choses à dire !

Ils ont dénoncé l’arbitraire du trio préfecture-police-justice qui les amène derrière ces grilles, et ont parlé de lois qui ne s’appliquent pas pour eux. Ils ont insisté sur la situation des gens menacés d’expulsion alors qu’ils ont fondé une famille ici, l’un d’entre pleurant en parlant de ses enfants… Plusieurs personnes dénonçaient aussi leurs conditions d’interpellation. Je me souviens notamment d’une personne arrêtée après avoir emmené ses enfants à l’école !

Plus généralement, ils critiquaient la politique migratoire de la France, évoquant la négation de leurs droits fondamentaux, et aussi l’inégalité de traitement entre les étrangers et France et les Français qui vont à l’étranger. Certains parlaient de « Guantanamo » pour désigner le CRA : la comparaison est hasardeuse, mais elle rend bien compte de l’arbitraire et de la violence ressentis lors de cet enfermement administratif.

Ils ont aussi pas mal parlé des méthodes utilisées pour les expulsions, et notamment de pièges tendus aux retenus, croyant partir chez le médecin ou se rendre au parloir, et qui se retrouvent en fait en route pour l’aéroport. Il était aussi question des méthodes d’immobilisation, voir de saucissonnage, évoquant des menottes, du scotch, des casques…

Plusieurs plaintes aussi concernant les conditions d’enfermement : la nourriture mauvaise, les horaires de repas (notamment le dîner à 18h), des difficultés d’accès aux soins et aux traitements pour certains, le fait qu’on leur donne surtout des médicaments qui font dormir…

Plusieurs retenus nous ont donné leurs noms pour recevoir des visites individuelles : si vous êtes disponibles, n’hésitez pas à vous signaler !

Camille G collectif sans papiers

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CERCLE DE SILENCE DE RENNES le 01 fév 2017

La place de la mairie était très encombrée et le cercle s’est formé près de l’opéra en dehors du flux piétonnier, la fréquentation des panneaux a été plus faible de d’habitude. Environ 30 personnes en permanence dans le cercle.

– d’abord, une longue conversation avec une dame, la soixantaine accompagnée d’un magnifique lévrier espagnol en manteau de pluie: elle a conscience de ce qui se passe mais ne sait quoi faire; elle a proposé un hébergement à 1 jeune SDF mais il n’est pas resté ; il faudrait sans doute modifier notre mode de vie a-t-elle conclu en partant.
– de jeunes étudiants qui ne connaissent pas bien Rennes et n’ont jamais entendu parler du CRA ni de l’enfermement des migrants: pourquoi est-ce qu’on en parle pas ? se sont-ils indignés.
– de jeunes asiatiques qui ont passé beaucoup de temps auprès des panneaux et sont entrés dans le cercle ensuite.
-Le cercle pose toujours autant de questions : mais que font-ils là ?
“Un cercle de veilleurs debout” ai-je entendu au passage (des jeunes qui semblaient pressés et ne se sont pas arrêtés)
-Ce type de manifestation est approuvé car il interroge les passants et il y a toujours des remerciements pour l’action.
-très peu de refus de tracts “agressifs”; souvent , ceux qui refusent disent : je lis les panneaux, ça me suffit.

Emmanuelle

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CERCLE DE SILENCE DE RENNES le 07 09 2016

Bonjour, n’étant pas à Rennes lors de la prochaine réunion, j’envoie un compte-rendu des contacts que j’ai eu pendant le cercle du 07/09/2016.

– Plusieurs nouv(elles)eaux jeunes étudiants avec beaucoup de questions sur l’action elle-même dont « pourquoi ne pas tenir le cercle devant le CRA ? » … parce qu’invisible dans ce cas.

– 2 dames d’un âge certain pas d’accord car « ils sont partout, ils font beaucoup d’enfants, ça se voit dans le métro. C’était beaucoup mieux avant : on faisait de l’aide au tiers monde et ils restaient chez eux. »
Ils ? plutôt flou car les habitants des zup et les Roms étaient compris dans le discours.

– 1 jeune couple espagnol : entrée en contact un peu délicate à cause de la langue mais le papier en espagnol sur l’un des panneaux a été très utile; après l’avoir lu, ils sont entrés dans le cercle.

– 3 jeunes étudiantes d’Askoria qui découvraient le CRA et le sort des migrants; elles ont suggéré que nous allions faire une sensibilisation dans leur école ce qui serait tout à fait en lien avec leur formation ; il suffit d’entrer en contact avec le bureau des étudiants.

– 2 jeunes filles au langage plutôt fleuri, indignées qu’on enferme les migrants plutôt que les violeurs « mais pourquoi on en parle pas ? »

– Un long entretien avec un jeune homme syrien qui a fui son pays à cause de la guerre: son père, écrivain qui avait étudié en France, a été tué par le régime; la famille est complètement éclatée (Liban, Europe, Amérique du Nord…)
Arrivé seul en France, dont il ne parlait pas la langue, il s’est pris en main pour pouvoir continuer ses études mais ça a été très dur; actuellement, il est en master à Angers et en stage à Rennes dans ce cadre; il est entré dans le cercle.

– Un homme qui était venu demander un tract m’a abordée à la fin du cercle pour que je lui explique « privation de liberté » inclus dans le texte : il ne maîtrisait pas très bien le français; ensuite, il m’a chaleureusement remerciée pour ce temps que nous donnons à la cause des migrants alors que nous pourrions être dans notre fauteuil chez nous; il a remercié aussi tous les français qui agissent, même si ce n’est pas la majorité, et donc la France qui permet cela.
C’est long mais je ne sais pas faire plus court ….

Bonne réunion
Emmanuelle

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CERCLE DE SILENCE DE SAINT- MALO le 18 09 2016

Cercle-de-silence-St-Malo

« Mardi, 6 septembre à 17h30,sur l’esplanade St Vincent, la Ligue des droits de l’homme, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, l’ACAT et d’autres acteurs humanitaires se sont retrouvés pour former un cercle du silence, exprimant ainsi leur volonté que les droits de l’homme soient respectés dans les centre de rétention administrative et exiger leur transformation en centres d’accueil pour les migrants.

Pour Jeannine Pichavant, présidente de la Ligue des droits de l’homme « que diront nos petits enfants sur notre comportement à l’égard des migrants si nous ne faisons rien ? »
Des sympatisants à cette cause se sont arrêtés et ont agrandi le cercle. »

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100e CERCLE DE SILENCE A RENNES

A l’occasion du centième cercle de silence de Rennes Emmanuel Massou, reporter à La Production du Regard, a réalisé un clip vidéo de quelques minutes. Ce dernier reflète bien ce que nous exprimons par notre silence depuis huit ans : La dignité humaine doit être respectée en toutes circonstances

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CAPSULE DE RÉTENTION : Le CRA

Un diaporama réalisé à partir de photos du centre de rétention de Rennes St- Jacques et d’une des capsules de rétention réalisée par Julie militante à la Cimade.

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CAPSULE DE RÉTENTION : Ali

Un diaporama réalisé à partir dessins du film « Contre les murs » de Neus Viala et d’une des capsules de rétention réalisée par Armelle militante à la Cimade

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CERCLE DE SILENCE A RENNES

Un film d’Emmanuel Pélerimages

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CERCLE DE SILENCE A RENNES décembre 2008

CERCLE EN TRANS : Un film de Pierre Aumont