Presse Nationale

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Egalement sur le blog du JUJIE sur Médiapart : https://blogs.mediapart.fr/jeunes-isoles-etrangers/blog/261018/maltraitance-des-mie-temoignages-dabdoulaye-et-dali-marseille

Témoignage d’Abdoulaye. Juillet 2018

Je viens du Mali, à Gao. Je suis arrivé en France le 21 mars 2018 à Briançon, par l’Italie et le col de l’Echelle et on est arrivé à Gap. On nous a envoyés au Conseil Départemental de Gap, dans un foyer et après un mois, j’ai vu un juge qui m’a donné l’OPP[1], mais dans les Bouches-du-Rhône.

Un éducateur m’a reçu à la gare St-Charles, et il m’a amené à l’hôtel, il m’a donné des tickets pour manger et il m’a dit que je reste ici pour quelques jours avant d’aller à l’ADDAP13[2] pour avoir un foyer.

Là, ils m’ont donné mon OPP et ils m’ont dit d’attendre, qu’il n’y a pas de place. Au bout d’une semaine, ils m’ont mis dehors de l’hôtel et je suis retourné voir l’ADDAP et ils ont dit pas de place pour l’hôtel et m’ont envoyé au commissariat de Noailles, à 21h, et là, pas de place non plus.

On était à peu près vingt personnes, on a attendu jusqu’à minuit et là, pas de place et pas de solution. Ils nous ont dit de quitter le lieu devant le commissariat, mais nous, on est restés, ils ont dit que si on sort pas dans dix minutes… Ils ont sorti les matraques, et des gaz, ils nous ont poussés, ils en ont frappé, ils ont dit que c’est pas la Police qui doit s’occuper de nous, c’est le Département, mais c’est le Département qui nous a envoyé là. On s’est dispersés, à côté de la Mairie, d’autres à la gare.

Le matin j’ai appelé les éducateurs de Gap, j’ai tout raconté et ils m’ont dit d’aller à la rue St-Sébastien, au Département. On nous a fait attendre une heure en bas, après, on nous a dit que malheureusement il n’y a pas de place. On a dit que la Police nous avait dit d’aller là-bas, et on nous envoie d’un côté et l’autre. Mme S. a dit « je ne sais pas quoi faire », j’ai dit que je lui passe mon éducateur de Gap mais elle n’a pas voulu lui parler. On est restés jusqu’au soir et la Police nous a chassés, avec des renforts. Et on est restés encore une semaine à la gare. Après le lundi suivant, on est retournés à la rue St-Sébastien.

Ils nous ont pris nos noms et numéros de téléphone pour nous prévenir si il y avait des places dans les hôtels, on a refusé de partir, Mme S. a dit de partir, qu’elle ne pouvait rien faire. Ce jour-là, on est restés jusqu’à 17h et ils ont appelé la Police en civil, on a expliqué notre situation, et la Police a dit « pas d’hôtel et pas de ticket de nourriture ». On a dit qu’on était là depuis une semaine et deux jours et on a demandé à la Police de nous renvoyer à Gap, ou ailleurs selon d’où on venait, car on est fatigués, la pluie, la rue et la faim. La Police a dit qu’ils n’avaient pas de tickets de train et qu’il y a la grève à la SNCF, qu’on devait rester ici. On est repartis encore comme ça, pour dormir dans la rue.

Après, ils ont renouvelé l’hôtel, on a pu se reposer. On est resté deux semaines et ils nous ont sortis le 23 pour nous remettre à la rue, on est retournés au département, mais ils avaient déménagé, à Arenc, on a cherché et on a trouvé. Un monsieur nous a dit d’aller au bateau bleu de St-Just, il nous a donné des tickets pour y aller. Le gardien a appelé les responsables et ont est restés à la porte.

Une dame est venue, on a expliqué et elle a dit qu’elle appelait Mme S. et qu’elle allait appeler les journalistes. Ils nous ont donné à manger et nous ont emmenés avec 4 voitures pour nous mettre à l’hôtel, parce qu’ils ne voulaient pas que les journalistes viennent. On nous a dispersés dans des hôtels, pour 7 jours. Et maintenant, on attend.

Témoignage d’Ali. Juillet 2018

J’étais à Gap, dans un foyer et je suivais des cours de bénévole. Le Conseil Départemental et le juge m’ont donné l’OPP et ils ont dit que j’aille à Marseille.

Quand je suis arrivé le 15 mars 2018, un monsieur de la DIMEF[3] est venu me chercher à la gare, il m’a envoyé à l’hôtel où j’ai dormi une nuit et on m’a envoyé à l’ADDAP13. Ils ont photocopié mon OPP et m’ont dit qu’il n’y a pas de place en foyer. Je suis parti à la gare et ensuite à 21h au commissariat de Noailles. Depuis ce jour, je dors deux nuits à l’hôtel puis deux nuits dehors. Une nuit à la gare, j’étais dans un taxiphone et des gens ont pissé sur moi. Je suis retourné à l’ADDAP et j’ai aussi dormi à l’abri à l’université en grève, hébergé par les étudiants et étudiantes.

Dans mon OPP, il est dit que je dois être dans un foyer et là, ce n’est pas ça. Je n’ai pas de savon, pas de brosse à dents, par d’argent, pas de ticket de bus, pas d’habits, pas de chaussures. Toute la journée, on attend à la gare St-Charles, on fait rien, on n’a pas de nouvelles de nos parents, je me sens seul et abandonné. Quand je vais parler à l’ADDAP et à la DIMEF, ils n’ont pas le temps de m’écouter.

Quand j’étais à Gap, la juge m’avait dit que je devais suivre une formation pour pouvoir rester en France, je veux étudier, apprendre un métier, pour ne pas être renvoyé dans mon pays. Ma famille est dispersée et je suis seul à Abidjan, dans la misère, dans le bidonville de « Gros Tron ». Et j’arrive à Marseille, je ne vais pas à l’école, je n’ai personne pour m’éduquer et je veux avoir un avenir en sécurité en France, ma maman et mon petit frère, je ne sais pas où ils sont, je suis seul. Je voudrais avoir une vie normale.


Les témoignages directs des jeunes étrangers isolés contiennent parfois des approximations ou des erreurs, en particulier sur les institutions et les procédures auxquelles ils ont affaire. Des erreurs qui révèlent leur désarroi devant un monde qu’ils découvrent et qui les ballotte d’un service à l’autre, d’un rendez-vous à une évaluation ou une audience sans leur permettre de comprendre qui est qui et quels sont les enjeux. Ils témoignent de ce qu’ils vivent. Il faut les entendre.

[1] OPP : ordonnance de placement provisoire prise par le juge des enfants

[2] ADDAP13 : Association départementale chargée notamment du service des Mineurs non accompagnés dans les Bouches du Rhône

[3] DIMEF : Direction des Maisons de l’Enfance et de la Famille (13) a pour mission d’accueillir toute l’année (24h/24h et 365 jours par an) et en urgence, tous les mineurs confiés au département

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LE MONDE

EN FRANCE UNE POLITIQUE MIGRATOIRE SANS PRÉCÉDENT

Au fil des jours, la « ligne Macron »devient plus nette et dessine une politique migratoire d’une rudesse sans précédent.

Vendredi 15 décembre, en fin de journée, une réunion interministérielle sur le projet de loi immigration, qui arrivera en discussion au printemps 2018, a révélé que les tenants de la ligne dure avaient la main.

La même philosophie prévalant déjà sur le terrain et dans les textes ministériels.

A Calais (Pas-de-Calais), alors que la ville grelotte, les couvertures des 700 exilés sont jetées au gré des opérations policières, les abris détruits. A Paris, les petites toiles de tente des plus chanceux des 800 migrants vivant dans les rues ont été lacérées cette semaine. Dans ces deux départements, la consigne donnée aux forces de l’ordre d’éviter la reconstitution de campements efface toute autre considération.

Dans la Roya ou l’arrière-Briançonnais, la frontière se gère à coups de « refus d’entrée » notifiés en série. Et, dans les terres, les centres de rétention administrative se referment chaque soir sur de nouveaux prisonniers – de plus en plus souvent des familles –, comme dans celui du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), où un homme, marié avec une femme ayant obtenu le statut de réfugiée et père d’une petite fille, a entamé une grève de la faim et de la soif début décembre.

Outre cette dissuasion policière, les dernières semaines ont été marquées par la publication de circulaires signant une volonté d’expulser massivement. Dans un texte daté du 20 novembre, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a demandé à chaque préfet de multiplier les renvois et d’élaborer un plan de bataille départemental. Les déboutés du droit d’asile, mais aussi des « dublinés », ces demandeurs qui ont laissé trace de leur passage dans un autre pays d’Europe avant d’arriver en France, sont dans la ligne de mire du ministère.

Glissement vers l’option sécuritaire

Pour parvenir à expulser, l’intérieur va même désormais…
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LE MONDE | 16.12.2017 | Par Maryline Baumard

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LIBERATION

Paru dans la tribune
PAS D’ENFANTS EN CENTRES DE RÉTENTION

 2018 04 20 Cercle de silence – lecture – tribune Libé

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LA CROIX

le 16 avril 2018

Au centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande, une quarantaine de jeunes hommes attendent de savoir s’ils seront effectivement renvoyés.

Saint-Jacques-de-la-Lande (I-V) De notre envoyée spéciale

De la salle de veille, au deuxième étage, la vue sur le centre de rétention administrative (CRA) de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de l’aéroport de Rennes, est panoramique. Tout autour, deux hautes rangées de grillage aux mailles serrées, surmontées d’un rouleau de barbelés. À gauche, six bâtiments carrés, chacun entouré d’une étroite coursive, elle-même ceinte d’une nouvelle clôture. À droite, le bâtiment où les « retenus » peuvent avoir accès à une infirmière, à une intervenante sociale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), à la Cimade,
l’association habilitée à leur venir en aide, ou à des visiteurs extérieurs,avocats compris.
En face, la buanderie, où, à leur arrivée, ils reçoivent literie et produits d’hygiène, et la « salle de vie », surveillée par une caméra, où la télé est protégée dans un caisson.
Le capitaine Piton, chef du centre, rappelle que « les gens peuvent se déplacer comme ils veulent dans les lieux de vie » et que « la cour est accessible de 7 à 21 heures l’hiver et 22 heures l’été ». Il n’empêche, pour le visiteur néophyte, le« CRA » a tout de l’univers carcéral.
Dans la dite cour, trois jeunes hommes jouent au ballon sous le panneau de basket. Plusieurs sont assis par terre. Ils sont algériens, marocains, afghans, guinéens… Ils viennent de toute la France, où ils vivaient sans papiers souvent depuis plusieurs années.Ce jour-là, il y a 42 hommes au CRA, qui peut en recevoir 46.

Le bâtiment des femmes et des familles, qui comporte 10 places, est inoccupé. Près de la table de ping-pong en béton, une silhouette fait les cent pas, une main agitant vivement un papier rose, l’autre maintenant un téléphone portable sur l’oreille.

Il s’appelle Levan.

Il a 28 ans. Dix de plus que la dernière fois qu’il a vu son pays, la Géorgie, où, dans quelques jours peut-être, il sera expulsé. L’angoisse le submerge. « Depuis dix ans que je suis en Europe, dont cinq ans en France, je n’ai jamais fait de bêtises, s’emporte-t-il. Ma sœur est mariée ici, elle a des papiers et un bébé, ma mère vit ici. Je n’ai plus personne en Géorgie. Alors pourquoi ? Pourquoi ? »
Contrôlé sans papiers à la gare de Vannes (Morbihan), le jeune homme a reçu de la préfecture une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et il a été assigné à résidence. Mais il a été malade, comme l’atteste un certificat médical, et,certains jours, il n’est pas venu pointer au commissariat. Interpellé à son domicile, Levan a alors été placé en rétention. Comme le prévoit la loi, il a saisi au bout de 48 heures le juge des libertés, qui l’a d’abord libéré. Mais la préfecture a fait appel. Et il a « perdu », répète-t-il, incrédule. Désormais, l’administration va tenter d’obtenir de son pays d’origine un laissez-passer consulaire. Si elle y arrive avant la fin des 45 jours, durée
maximale de rétention aujourd’hui permise, Levan sera expulsé.

CRA de Rennes St_Jacques (grilles et caméra de surveillance)

Il s’appelle Mohamed.

Il a 17 ans, lui est là depuis 44 jours. Normalement, il devrait être libéré demain. La Côte d’Ivoire, pays que ce jeune homme, orphelin, a quitté il y a plus d’un an, ne l’a pas reconnu et la France ne pourra donc pas l’expulser. Débouté de l’aide à l’enfance, qui n’a pas cru qu’il était mineur, il retournera à la rue.
Quant à Abdou, Guinéen de 20 ans, il a été interpellé à Tours en train de fumer du cannabis, mis en garde à vue, puis placé en rétention. Il vient d’apprendre que son amie est enceinte. Ce jour-là, il en est au 31e jour de rétention. Il ne le sait pas encore,mais le lendemain on apprendra qu’il a été expulsé vers la Guinée. Il n’a pas eu la force de résister.
À Rennes, raconte-t-on, lors de la première tentative d’expulsion, si le « retenu » exprime son opposition, il est ramené au CRA. La seconde fois, il peut être amené à l’avion entravé, et casqué pour éviter qu’il se mutile. Parfois, cependant, l’« éloignement », échoue. Quand des passagers protestent, le commandant de bord peut refuser d’embarquer le migrant.

 

En 2017, 1 072 personnes, dont deux familles, ont été enfermées à Saint-Jacques, selon la Cimade.« C’est un record et le rythme actuel s’est encore accéléré puisqu’on a eu 355 placements depuis le début de l’année, autant qu’en six mois l’an dernier », note Paul Chiron, accompagnant
juridique.
Il observe que « les choses se sont accélérées depuis l’attentat de Marseille », commis par un migrant qui aurait pu être placé en CRA.
Pour Camille Jacquot, l’autre intervenante Cimade, « cette politique du chiffre s’est manifestée par une accélération des placements des migrants dublinés », censés être renvoyés vers le pays d’Europe où leurs empreintes ont été prises, en dépit d’une décision de la Cour de cassation qui a invalidé la rétention des dublinés en septembre… « Il y a aussi plus d’Albanais, plus faciles à expulser, placés en rétention, plus de personnes issues de pays à risques, comme l’Afghanistan ou le Soudan, plus de personnes malades aussi et plus de parents d’enfants présents sur le territoire », complète Camille Jacquot.

Pourtant, les expulsions n’ont pas augmenté. Alors qu’en 2016, 24,3 % des retenus de Rennes avaient été éloignés, en 2017, c’était 19,3 %. Les juges, notamment, ont libéré une proportion plus grande de retenus.Alors l’allongement de la durée de rétention de 45 à 90 jours, que le gouvernement présente comme nécessaire pour obtenir plus de laissez-passer, peut-il accroître les éloignements ? À La Cimade, on ne le croit pas du tout. « Si l’administration n’obtient pas de laissez-passer, c’est que le pays ne veut pas en donner, la durée ne change rien, reprend Paul Chiron. D’ailleurs quand en 2011 la durée de rétention a été portée de 30 à 45 jours, ça n’a rien changé. » De fait, à Rennes comme ailleurs, près de 80 % des expulsions interviennent dans les dix premiers jours de rétention.
En revanche, « en termes humains, l’allongement de l’enfermement aurait des effets délétères », affirme Camille Jacquot. « Cette perspective inquiète un peu tout le monde, car à part la télé et la cour il n’y a rien pour les occuper, ajoute Marie Catheline, médiatrice sociale de l’Ofii. J’ai peur que ça fasse des tensions. Ou alors il faudrait mettre les moyens pour créer des ateliers. » « 90 jours ? Ça exploserait », estime de son côté le diacre Jean-Pierre
Chatelet qui, avec d’autres chrétiens et musulmans, intervient au CRA, trois fois par mois, au sein de l’association Présence religieuse. « Il faut imaginer ce que c’est que tourner en rond pendant des jours et de ne pas savoir si vous allez demain être jeté dans un pays que vous avez fui. Vous savez, on voit la souffrance sur leur visage. »

Nathalie Birchem

« On a eu 355
placements depuis
le début de l’année,
autant qu’en six
mois l’an dernier.

Le centre de rétention administrative d’Ille-et-Vilaine peut recevoir jusqu’à 46 personnes. Thierry Pasquet pour La Croix

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LE MONDE le 08 décembre 2017

Le monde associatif refuse de cautionner un tri des migrants dans l’hébergement d’urgence
Une quinzaine d’associations de l’hébergement d’urgence ont claqué la porte du ministère de l’intérieur vendredi matin. Le ministre, Gérard Collomb, leur présentait son dispositif pour sortir les sans-papiers des centres d’hébergement d’urgence.

Lire le reportage de Maryline Baumard

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LE MONDE le 11 octobre 2016

« …j’ai honte d’être européen, quand on voit le sort qui est fait aux migrants… »
Extrait d’un entretien de Leoluca Orlando Maire de Palerme

Lire les propos recueillis par Amaury Hauchard (notre envoyé spécial à Palerme,)

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L’EXPRESS du 20 février 2016

La bas il y aura moins de boue

Reportage de Geoffrey Bonnefoy dans le camp de la Grande-Synthe

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LE MONDE le 17 juin 2016

16-06-17_OF1 MONDE_au Niger 34 migrants meurent de soif

LE MONDE le 20 février 2016

Réfugiés Syriens au Liban lire cet article paru dans le journal le monde, qui nous invite à aider le Liban et à partager l’effort d’accueil envers les Syriens et les populations du proche orient qui subissent la guerre

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LA CROIX le 9 septembre 2015

D’UN OSGuillaume-GoubertTRACISME A L’AUTRE : éditorial de Guillaume Goubert.
Certains maires affirment ne vouloir accueillir que des réfugiés de confession chrétienne.

 

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LA CROIX juin 2015

Mardi 23 juin 2015, de notre correspondant Marianne Meunier à Vintimille.
En 10 jours, près de 300 demandeurs d’asile se sont installés dans la ville italienne de Vintimille, à la frontière avec la France.
Originaires d’Afrique de l’Est mais aussi d’Afghanistan ou du Pakistan ils espèrent gagner un autre pays européen que l’Italie.
En tournant le dos à la guerre, à des discriminations ou au marasme économique, ils espèrent un avenir meilleur.
Marianne Meunier a rencontré certain d’entre eux.

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DOCUMENTS DU MONDE 2010

Ces documents, réalisés dans divers centres de rétention, sont construits à partir d’interviews de personnes étrangères retenues et de permanents habilités à intervenir dans les CRA, principalement des membres la CIMADE.

Même si ces documents datent, des choses ont évolué, par exemple les permanents actuels n’appartiennent pas tous à la CIMADE …, et les évolutions n’ont pas toujours été dans un sens favorable aux étrangers, allongement de la durée de rétention à 45 jours par exemple. Cette vidéo du Journal le Monde explique toute la problématique et l’historique des centres de rétention administrative. Elles nous fait surtout sentir toute la souffrance des personnes enfermées, en cela elle reste très actuelle. Cette vidéo est constituée de sept parties :

  1. La Rupture

  2. L’Urgence

  3. La Violence

  4. l’Absurde

  5. Le Système

  6. L’Accompagnement

  7. L’Objectif

(Il y a malheureusement environ 45s de pub avant de visionner chacune des parties)

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LIBÉRATION 18-11-2014 : La promesse manquée de François Hollande

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LA CROIX 2013-11 : Forum ; l’avenir appartient aux migrants