Presse Régionale

OUEST-FRANCE le 4 juin 2017

UTOPIA 56, Les Bretons solidaires des migrants

  • OUEST-FRANCE le 22/04/2017

    Plus de mille migrants morts en Méditerranée

    Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 1 073 morts ou disparus ont été recensés au total en Méditerranée centrale (photo) , et ce, depuis le début de l’année 2017. L’an dernier à la même période, 853 personnes avaient trouvé la mort ou avaient été portées disparues en tentant la traversée. Par ailleurs, toujours depuis le début de l’année, quelque 36 700 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes ,après avoir été secourues en mer.

  • OUEST-FRANCE le 15/04/2017

    MIGRANTS PROMESSES NON TENUES DES EUROPÉENS

    Lire l’article de Christelle GUIBERT

  • OUEST-FRANCE le 14/03/2017

    Luis, le jeune Angolais oublié par son pays

    Texte : Cyrille PITOIS. Photo : Thomas BRÉGARDIS

    Luis Benvindo Eduardo est né en Angola. Arrivé en France à l’âge de 14 ans, il a aujourd’hui 20 ans et aurait bien aimé voter pour l’élection présidentielle et les législatives qui vont suivre. Mais sa procédure de naturalisation risque de ne pas être bouclée à temps pour glisser un bulletin dans l’urne cette année.

    Le jeune homme a quitté son pays seul II a réussi à se former au métier de chaudronnier, s’est fait des amis à Rennes, passe son permis de conduire et ne boude pas le bonheur d’être retombé sur ses pieds après un début de parcours difficile.
    II se souvient de ses premiers pas sur le sol français. Le difficile apprentissage de la langue. L’interminable attente de réponse à la demande d’asile. Sans papiers, pas moyen de suivre une formation. « La préfecture a fait une demande à mon pays. Comme mon père était membre d’un parti politique, il a été répondu que j’étais inconnu. Mon propre pays m’a oublié ! En me reconnaissant comme un immigrant, la France m’a dit : Tu es notre enfant.  »
    Pour exprimer sa gratitude, Luis est prêt à s’investir comme citoyen à part entière. Par exemple en allant voter « pour des hommes politiques prêts à s’occuper de la jeunesse ». – C’est l’avenir du pays, martèle Luis, dans un français dont il maitrise aujourd’hui toutes les nuances. Bien sûr, les jeunes ne savent pas toujours saisir leur chance ou font parfois n’importe quoi par rapport à la drogue ou à la délinquance. Mais la première cause des dérapages, c’est l’absence de formation, l’absence de travail, le manque d’argent. »

    Luis n’a laissé passer aucune opportunité. Après une mise à niveau en français, il décroche un CAP de serrurier métallier. À 17 ans, il aurait pu chercher du travail, mais il comprend l’intérêt de poursuivre en bac pro. Sauf qu’il n’y a pas de place pour lui dans les centres de formation.
    « J’ai cherché des employeurs. mais les postes à prendre étaient pour la plupart à l’extérieur de Rennes, avec une embauche à 7 h du matin, voire 4 h. » Sans permis de conduire, difficile d’épouser ces horaires matinaux.
    II peut finalement se glisser dans une filière bac pro et obtient quelques subsides pour vivre, grâce à une aide financière accordée aux jeunes majeurs. Une assistante sociale l’oriente vers la mission locale de Rennes. Il rejoint le dispositif – Garantie jeunes », généralisé sous le quinquennat Hollande pour accompagner les jeunes en difficulté d’insertion.

    « Vous êtes des frères pour nous ! »

    Luis Bénéficie d’une allocation mensuelle de 460 € et. surtout. des conseils et encouragements d’un conseiller qui le remotive et affine avec lui son projet professionnel. « J’ai tout appris : la rédaction d’une lettre de motivation et d’un CV, la gestion de mon budget. J’ai aussi appris à appeler et à parler avec un employeur potentiel. » Un suivi qui permet à chaque jeune d’identifier ses défauts et de les corriger.
    Depuis longtemps. Luis veut devenir chaudronnier. Avec son bac pro de métallier-serrurier, il a les bases nécessaires et peut suivre une formation complémentaire au centre des métiers de l’industrie, sur le campus de Ker-Lann, à côté de Rennes. « Le 5 juillet, j’aurai mon diplôme », se réjouit-il. D’ici quelques jours, il aura aussi décroché son permis de conduire pour lequel la mission locale lui a trouvé une aide financière.
    « À Pôle emploi, on me confirme qu’on aura du boulot à me proposer dès la fin de ma formation. » Luis est heureux de cette belle histoire. « D’autant que j’ai connu des moments de grands découragements. C’est le conseiller, à la mission locale, qui m’a aidé et m’a répété :
    Vas-y, fonce ! »
    II vit de son allocation « Garantie jeunes »et de l’Aide personnalisée au logement (APL) versée par la caisse d’allocations familiales, qui couvre une partie du loyer de sa chambre au foyer de jeunes travailleurs. « J’ai des amis au foyer, au centre de formation ou à l’église.La vie est belle mais je reste prudent. Je sais que le chômage est là.

    «Luis se documente, lit les journaux. écoute les débats politiques à la télé
    avec ses amis. II n’est pas naïf non plus. Il sait tien que les migrants ne sont pas bien vus par tout le monde : « Si des gens quittent le Mali, la Libye, Mayotte ou autres, c’est juste parce que c’est trop dur de vivre dans ces pays. En Angola, en 2015 et 2016, nous avons connu un terrible épisode de fièvre jaune, avec des milliers de morts en quelques jours. Personne n’a su gérer cette crise. » Les mauvaises conditions de santé, la désorganisation de l’éducation ou le manque de travail et d’argent sont les principales motivations des candidats à la migration.
    « Rester dans son pays, c’est parfois mettre sa vie en danger. Partir sans papiers, c’est la galère assurée. Mais la France nous reconnait et nous accueille. Vous êtes des frères pour nous ! »

  • 16-06-17_OF2 FRANCE_MIE-l'Unicef dénonce la France

  • OUEST-FRANCE du 31/3/2016
    Démarrage poussif de l’accord sur les migrants.

  • LE PARISIEN du 06 mars 2016
    Des retenus mettent me feu à leur matelas.
    Lire aussi :
    Communiqué de presse de la CIMADE « La violence de l’enfermement doit cesser »

  • Ouest-France

    De notre correspondante en Suède A Malmö : Les petits réfugiés arrivent seuls et cabossés.
    Venant de Syrie ou d’Érythrée, beaucoup de mineurs arrivent ici, seuls. Parfois blessés par des éclats de grenades, souffrant de plaies infectées, de la gale ou de troubles psychologiques…

  • Ouest-France

    : Éditorial du 9 septembre 2015

  • L’Yonne Républicaine

    : La migration en question

  • Ouest-France

    : Rome, bouffée de colère contre les immigrés.

  • Ouest-France

    : Au CRA de Rennes, un parloir sauvage.

  • RCF-Savoie

    : 2013-10

  • Wissembourg

    : 2013-03

  • LA PROVENCE

    : 2013-02