MEMBRES DU COLLECTIF

 

COLLECTIF DU CERCLE DE SILENCE DE RENNES

 Le Cercle de Silence de Rennes est ouvert aux citoyens de tous horizons qui veulent exprimer leur devoir d’humanité en dénonçant l’enfermement d’hommes, de femmes et d’enfants dans les Centres de rétention administrative (CRA), et particulièrement celui de Saint-Jacques-de-la-Lande, au seul titre que ces étrangers sont en situation irrégulière. Laïques ou confessionnelles, les associations signataires n’acceptent pas que la France et l’Europe refusent leur protection à des personnes exposées à de très graves dangers en cas de renvoi dans leur paysd’origine. Cette action non-violente, s’inscrit dans l’esprit des Cercles de Silence initiés en 2007,par les franciscains de Toulouse.

 Le Cercle de Silence de Rennes est ouvert aux citoyens de tous horizons qui veulent exprimer leur devoir d’humanité en dénonçant l’enfermement d’hommes, de femmes et d’enfants dans les Centres de rétention administrative (CRA), et particulièrement celui de Saint-Jacques-de-la-Lande, au seul titre que ces étrangers sont en situation irrégulière. Laïques ou confessionnelles, les associations signataires n’acceptent pas que la France et l’Europe refusent leur protection à des personnes exposées à de très graves dangers en cas de renvoi dans leur paysd’origine.
Cette action non-violente, s’inscrit dans l’esprit des Cercles de Silence initiés en 2007,par les franciscains de Toulouse.

Le silence est notre manière de dire, avec gravité,que l’humanité des uns et des autres, celle des décideurs, de ceux qui soutiennent leur politique, comme celle des personnes sans papiers et la nôtre est en jeu : devenant un cri au-delà des cris ; le silence permet de dépasser les mots. Le comportement des cercles est non violent, quelles que puissent être les provocations et autres difficultés rencontrées. Nous estimons que notre action a déjà permis de sensibiliser une partie de l’opinion publique rennaise, mais nous avons conscience que cela ne suffit pas encore à changer notre regard collectif sur la réalité.

 
Cercle de silence de Rennes

Ce collectif s’est doté d’un nouveau «protocole » qui exprime les   « convictions communes » et les demandes suivantes :

 
  • Les Conventions internationales en la matière, et particulièrement la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, doivent être strictement respectées.
  • Le droit de tout être humain à la mobilité, c’est-à-dire le droit de choisir le pays où il veut vivre, doit être effectivement mis en œuvre, en respectant, bien sûr, les obligations citoyennes de chaque État.
  • Les Centres de rétention administrative (CRA), les locaux de rétention et les zones d’attente doivent être fermés. En cas d’assignation à résidence, l’accompagnement juridique et la protection des personnes doivent être garantis.
  • Les bâtiments aujourd’hui existant sont à transformer en Centres d’accueil provisoire pour les étrangers sans résidence fixe. Les services médicaux, sociaux et juridiques, actuellement présents dans les CRA, devront être maintenus dans ces Centres d’accueil, voire amplifiés.
  • Dans l’immédiat, il doit être mis fin aux placements en CRA d’enfants et de familles, de femmes enceintes et de personnes vulnérables (personnes âgées, handicapées ou en cours de traitements médicaux lourds).
  • Constatant que 54% des étrangers renvoyés de métropole et 99% en outre-mer le sont sans avoir pu bénéficier du contrôle d’un juge judiciaire, il est nécessaire de rendre obligatoire, sept jours sur sept, avant toute expulsion, la saisie du juge de la détention et des libertés.
  • Enfin, la France doit se faire, en Europe, l’avocat infatigable d’une politique migratoire à la mesure de ses principes fondamentaux d’hospitalité et de défense des droits de l’homme.

 

                                                                                                                                                                               Rennes le 18 mars 2015   

 
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