Cercle de silence de SENS

CERCLE DE SILENCE DE SENS 17décembre 2016

img_1049Dimanche 18 décembre, journée internationale des migrants voulue par l’ONU… Le cercle de silence de Sens s’est donc tenu exceptionnellement, samedi 17 de 17h00 à 18h00 place de la République, parvis de la cathédrale. Beaucoup de passage, ce sont les vacances ; jeunes, moins jeunes, enfants sillonnent la place pour se réchauffer et se restaurer auprès du fabriquant de beignets et de croustillons… Guidés par les bonnes odeurs, certains en traversent même le cercle.

Aux habitués se sont joints de nombreuses personnes venues de loin, mais aussi de jeunes mamans avec leurs jeunes enfants… signes encourageants de prise de conscience…

A 17h30 nous étions 34, et à 18h, 37… jamais cercle de silence n’avait réuni un tel nombre de sympathisants à Sens… et dire qu’en 2012 de nombreux cercles se posaient la question de savoir si ce genre de manifestation silencieuse avait encore du sens….

Plus de 150 tracts ont été distribués: Une famille d’origine maghrébine s’arrête, la maman voilée pose des questions en arabe, sa fille, jeune femme d’une trentaine d’année traduit et conclut: « c’est bien ce que vous faites ».
Beaucoup de questions, mais aussi beaucoup de refus plus ou moins polis, dédaigneux, qui quelques fois font mal, surtout quand vous connaissez la personn et qu’elle ne vous reconnait pas…

La veille au soir 3 membres du cercle de silence étaient invités à donner leur témoignage lors d’une interview en direct à la radio locale Stolliahc… 7 petites minutes intenses pour dire les incohérences et les scandales que vivent les migrants dans notre pays… Merci à cette radio qui joue son rôle d’informateur…

img_1054A 18h30,après la tenue du cercle de Silence, une soixantaine de personnes assistent dans les locaux de la MJC à la projection du film « la Mécanique des flux » de Nathalie Loubeyre. Poignant!
Poignants aussi les témoignages de deux bénévoles de la Cimade : l’un, sur 3 semaines passées en Sicile à l’accueil des réfugiés traversant la méditerranée… l’autre sur ses voyages dans la « jungle » de Calais en mars dernier, à Paris boulevard de Stalingrad et en Grèce pour se rendre compte par elle même et comprendre… Par une magnifique et touchante exposition de photos, elle nous offre son regard pudique sur ces 3 lieux et nous invite à toucher des yeux la situation des migrants

Martine Steward