Historique

1er août 2007 ouverture du Centre de Rétention Administrative (C.R.A.) de Rennes.

• Le 13 janvier 2008, à l’occasion de la journée mondiale du migrant et du réfugié, l’association « Accueillir et Partager » a interpellé la communauté chrétienne de St Augustin et proposé une réunion le lundi 14 janvier :

« Accueillir et Partager,
au nom de notre foi et au nom de notre communauté, s’est engagé dans l’aide aux demandeurs d’asile et aux personnes déboutées de l’asile. Le Centre de Rétention Administrative ouvert à St Jacques de la Lande depuis le mois d’août dernier, dernière aire de non-respect des droits des personnes au nom de la sécurité, pose de graves questions. II faudrait être plus nombreux dans l’association à réfléchir et à agir. »

Notre indignation et notre désir d’agir nous ont conduits à nous interroger pour savoir réellement  » qui  » est enfermé dans les centres de rétention et « comment  » la vie s’y organise.
Un groupe de chrétiens s’est alors constitué pour réfléchir, vite élargi : des frères Franciscains de Rennes, des membres de la Cimade, et de lÉglise Réformée de Rennes, des chrétiens de différentes communautés de Rennes et des alentours.

Au cours du mois de février 2008, plusieurs réunions ont abouti à la décision d’organiser un rassemblement silencieux :

Un groupe de chrétiens de Rennes, a pris l’initiative d’organiser un rassemblement silencieux pour former pendant une heure un cercle de silence, de prière et de protestation contre les conditions de détention dans le centre de rétention administrative de Saint Jacques de la Lande. Ce rassemblement aura lieu devant la mairie de Rennes le mercredi 5 mars de 18h00 à 19h00.

Cercle de Toulouse sous la pluie

Cercle de Toulouse sous la pluie

Cette initiative reprend ce qui est fait à Toulouse par les Franciscains qui depuis octobre, tous les derniers mardis de chaque mois, dénoncent, place du Capitole à Toulouse, les conditions de vie des sans papiers dans les centres de rétention. Pas de slogans. Pas de musique. Juste un « cercle de silence ». Depuis trois mois, chaque dernier mardi du mois, douze frères de la communauté franciscaine de Toulouse s’installent au cœur de la ville, devant la mairie. Pendant une heure, ils font silence et prient, en robe de bure. Sur deux panneaux couverts de photos, ils dénoncent « l’enfermement dans les centres de rétention des personnes étrangères en situation irrégulière ».

  • Le 5 mars, premier mercredi du mois, nous nous retrouvons une heure place de la Mairie à Rennes :
    – A l’écart du cercle, 3 panneaux informent les passants sur les objectifs du rassemblement, sur le Centre de rétention administrative de St Jacques.
    – Des tracts sont distribués : ils reproduisent l’information et l’invitation à se joindre au cercle.

  • Depuis nous nous retrouvons, une centaine en moyenne, tous les premiers les premiers mercredis de chaque mois, y compris l’été, place de la Mairie, en union avec d’autres cercles de silence qui se sont formés dans une quarantaine de villes en France (Toulouse, Nice, Strasbourg, Paris …) mais aussi en Belgique et en Suisse.

  • Le 29 juin 2008, le Parlement Européen adopte « une directive commune », dont certains articles se révèlent inquiétants :- Tout d’abord, la possibilité de prolonger cette période de rétention, aujourd’hui de 32 jours, à 18 mois (avec interdiction du territoire européen de 5 ans pour les personnes renvoyées);
    – La directive systématise la mise en rétention de chaque personne sans papier, sans autre alternative et quels que soient son âge, son état de santé.

La suite ?

Notre souhait premier est bien sûr que cesse l’enfermement. Nous espérons que nos dirigeants
trouvent des solutions fondées sur autre chose que la rétention, et l’expulsion de ceux dont le seul délit
est de ne pas avoir de papiers en règle.

  • En octobre 2008, plus de 50 organisations contestent une réforme du rôle de la société
    civile dans la défense des étrangers placés en rétention et sollicitent une réunion de concertation. Le ministre,
    Brice Hortefeux, leur oppose une fin de non-recevoir.

  • En novembre 2008, plus de 300 ONG d’Europe et d’Afrique demandent à être associés à la
    réflexion et aux débats lors du sommet Union européenne _ Afrique sur l’immigration.
    Elles ne seront ni consultées, ni invitées, ni même reçues en délégation symbolique.Il est important pour nous
    de faire « entendre notre silence » au plus grand nombre, soucieux que cette situation déjà indigne, ne le soit
    bientôt encore plus.